Lesage Elise

Interview

Depuis petite, je souhaite exercer un métier qui mêle art et informatique, c’est pourquoi je me suis orientée vers des études en communication graphique et digitale.

J’ai eu le plaisir d’interviewer Sarah Charef, actuellement freelance à son compte et chargée de communication pour l’association Aquacaux .

Elle propose des services de communication print et digitale et a pu répondre à toutes mes questions sur le métier, son quotidien et son expérience.

À quoi ressemble une journée type dans votre métier ?

Il n’y a pas vraiment de journée type, elles sont toujours différentes. Je réponds aux demandes des clients et je travaille souvent sur plusieurs projets dans la même journée, ce qui évite de se lasser et permet d’avoir constamment de nouvelles idées.

Les tâches que j’effectue le plus souvent sont le print visuel (affiches, cartes de visite, etc.) ainsi que la gestion des réseaux sociaux. Je m’occupe de la communication pour des publications, notamment sur Instagram : design des posts, rédaction des descriptions et mise en place du planning éditorial.

La durée des projets dépend de leur taille. Certains peuvent durer seulement quelques jours, tandis que d’autres s’étalent sur un an, comme le projet Aquacaux

Les logiciels et outils que j’utilise le plus sont la suite Adobe, un peu Canva, et principalement Figma, que je trouve très polyvalent. C’est pour moi l’outil numéro un pour réaliser des maquettes et travailler en vectoriel. Pour le développement, j’utilise également un peu WordPress, ainsi que du développement “à la main” en JavaScript, HTML et CSS.
Je choisis moi-même les logiciels sur lesquels je travaille, car il est toujours plus efficace de travailler avec des outils que l’on maîtrise.

La curiosité est une compétence indispensable, car c’est un métier qui demande une veille constante dans de nombreux domaines. Le secteur évolue très vite, et pour répondre aux demandes, il faut sans cesse s’informer. Il est aussi important de toujours se remettre en question, de savoir s’adapter aux nouvelles technologies et de ne pas rester bloquée sur ce que l’on connaît déjà. Il faut rester ouverte à tout.

Ce que je préfère, c’est la variété des projets. On ne fait jamais la même chose que la veille, et je trouve ça hyper stimulant. Cela permet d’apprendre en permanence, de rester curieuse, de toujours s’intéresser à de nouveaux sujets et de ne jamais être blasée. C’est vraiment ce qui me plaît le plus dans ce métier.

Oui, tout à fait, ça a complètement changé ma manière de travailler. J’utilise l’IA quotidiennement dans mes projets, mais pas pour la création graphique, car je préfère créer par moi-même. En revanche, pour certains contenus, comme les textes Instagram, j’utilise ChatGPT afin de générer ou d’aider à rédiger les textes.

Je voulais être la plus polyvalente possible et ne pas me contenter d’un seul aspect du métier. À l’époque, certaines annonces étaient très ciblées et demandaient soit uniquement des graphistes, soit uniquement des profils web. De mon côté, je voulais toucher à tout afin de pouvoir aider les clients au mieux, en leur apportant des solutions concrètes. Leur proposer une formule de A à Z est plus cohérent et permet une meilleure gestion des projets dans leur ensemble.

En général, je travaille sur environ cinq à six projets en même temps. Oui, c’est parfois compliqué à gérer : il faut constamment garder en tête les deadlines et veiller à ne pas privilégier un projet plus qu’un autre. Il faut donc être très attentive et trouver un certain équilibre. C’est un équilibre parfois difficile à atteindre, mais une fois trouvé, c’est très intéressant

Ce que je retiens

J’ai retenu que le métier de graphiste et communicante digitale est très varié et stimulant. Les journées ne se ressemblent pas et on peut travailler sur plusieurs projets en même temps, ce qui oblige à rester organisé et à s’adapter aux deadlines. Les outils comme Figma, la suite Adobe ou Canva sont essentiels, et la polyvalence est un vrai atout pour pouvoir accompagner les clients de A à Z. La curiosité et l’ouverture aux nouveautés, notamment face aux évolutions technologiques et à l’IA, sont indispensables pour continuer à apprendre et à proposer des solutions créatives.